Je me sens comme le cul sur un rebord de banquette de RER, le coeur accroché au bord des vitres comme une mouche sur un bout de scotch. Embarquée à grand vitesse sans accès au signal
d'alarme... "Chut, ne réfléchis pas, fonce, fonce et fonce vers demain" chuchotent doucement les rails qui sont avalés par le train fou sans être savourés. Il n'y a pas de cinémascope, c'est la
vraie vie, et je voudrais la stopper une minute pour respirer l'odeur de l'hiver. Mais ce n'est pas fini. J'ai signé pour trois semaines (moins une déjà dévalée sans escale)... Je cherche mon
souffle.
Je voudrais vous faire partager un morceau qui tourne et retourne en ce moment, dans le métro, dans mes écouteurs, entre deux voix, encore... Celles qui me poursuivent et celles qui me
rattrapent. Je ne trouve pas d'écoute disponible à glisser ici, mais des mots (et un lien) peuvent aider... Comme toujours. Même si cette voix râpeuse et ces guitares brûlantes (ou bien est-ce
l'inverse, je ne sais plus) sont intransmissibles.
"La Marche"
Lunatic Age
Lève la tête, Ô douceur
Marche en tête, Ô douleur
Oublie la bête,reviens moi forte
Brille encore, jeune flamme
Jeune femme
Crache tes forces, oublie la fièvre
Petite soeur
Relève la tête, oublie ses porcs
Resserre les corps
O ma reine
Longue marche, longue route...
Combien s'arretent ?
Ô camarade !
Longue marche, longue route...
Soutenez-vous,
Ô camarades !
Rester fier comme un homme
Rester fier comme un homme
Regarde comme ce soir
Nous marchons encore... (...)
Merci la radio pour ces découvertes ! :)
Pour le courage, on va essayer. Je vais finir sur les genoux mais je vais finir un jour (enfin j'espère). Et après, hop, repos un peu... Enfin, rythme plus cool, on va cumuler les 35 heures sur deux jours, c'est mieux :D.
Bon sang, quand je pense que cette foutue crise tombe au moment où je me décidais à lancer ma propre boîte. Tss.